Lors d’une Vérification Générale Périodique (VGP), il est fréquent que des anomalies soient détectées. Toutefois, toutes n’ont pas les mêmes conséquences sur l’exploitation de l’engin.
La question essentielle est donc : peut-on continuer à utiliser un équipement présentant un défaut ?
Selon les exigences issues notamment de l’Arrêté du 5 mars 1993, les vérifications doivent permettre de détecter toute détérioration susceptible de créer un danger.
👉 En pratique, cela signifie que :
un engin dangereux ne doit jamais être utilisé
la décision dépend du niveau de gravité de l’anomalie
Une anomalie est dite critique lorsqu’elle présente un risque direct pour :
la sécurité de l’opérateur
la stabilité de l’engin
la tenue de la charge (pour le levage)
défaillance d’un système de freinage
rupture ou usure avancée d’un câble de levage
absence ou non-fonctionnement d’un dispositif de sécurité
fissure structurelle sur un élément porteur
dysfonctionnement d’un limiteur de charge
👉 Dans ces cas :
La mise à l'arrêt de l'engin sera fortement conseillé par le contrôleur
une remise en service sera nécessaire après réparation
Certaines anomalies n’entraînent pas de danger immédiat. On parle alors de réserves.
défaut d’étiquetage ou marquage absent
légère fuite sans impact sur le fonctionnement
usure faible d’un composant non critique
défaut esthétique ou de protection secondaire
👉 Dans ce cas :
l’engin peut continuer à être utilisé
une correction est demandée dans les meilleurs délais
À l’issue de la vérification, le contrôleur établit un rapport qui :
liste les anomalies
précise leur niveau de gravité
indique les actions à mettre en œuvre
👉 Ce document devient une référence obligatoire pour l’employeur, qui doit :
traiter les anomalies
assurer le suivi
garantir la sécurité des utilisateurs
Après correction d’une anomalie critique, une nouvelle vérification peut être nécessaire, notamment dans le cadre de l’Arrêté du 1 mars 2004
👉 C’est le cas si la réparation :
concerne un organe essentiel
modifie le fonctionnement de l’équipement
L’employeur reste entièrement responsable de la mise en service ou non d’un engin.
👉 En cas d’accident avec une anomalie non traitée :
sa responsabilité civile et pénale peut être engagée
les sanctions peuvent être lourdes (amendes, arrêt d’activité…)
Toutes les anomalies ne se valent pas :
🔴 anomalie critique → arrêt immédiat
🟠 anomalie mineure → correction sous délai